Pour vous inscrire à la newsletter de Nouvelle République, veuillez remplir les champs suivants :
Nom :
Prénom :
Email :
Département :
 
 
 
 
POUR UNE NOUVELLE RÉVOLUTION AGRICOLE
 « Qui va nourrir le monde » ? C’est le titre de l’essai que je viens de publier aux éditions Acropole. C’est également par cette question que j’avais souhaité ouvrir la présidence française de l’Union européenne dès le 3 juillet, en organisant une conférence à Bruxelles rassemblant Jacques Diouf (directeur général de la FAO), Pascal Lamy (directeur de l’OMC), Ngozi Okonjo-Iweala (directrice générale de la Banque Mondiale), ou encore Hans Gert Pöttering, le Président du Parlement européen.   Nourrir les hommes, cet acte essentiel, qu’on croit volontiers tout simple, se heurte à deux nouveaux défis, démographique et écologique. C’est cette double prise de conscience qui m’a poussé à écrire ce livre. Pour repenser nos modèles agricoles.  Nous serons neuf milliards en 2050. La production agricole devra être multipliée par deux. On compte déjà 860 millions de personnes qui souffrent de la faim. Il faut produire davantage.Mais notre monde est fragile : en 2040, il pourrait ne plus y avoir ni glace ni banquise. Aujourd’hui le réchauffement climatique est là, derrière les dérèglements météorologiques, derrière la pénurie croissante en eau. Un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Il faut produire mieux. On le voit, l’agriculture est un actif stratégique. Encadrée par des politiques cohérentes et responsables, elle permet de répondre aux quatre grandes préoccupations actuelles sur lesquelles j’engage la réflexion :  La paix. Le cycle de la faim et de la colère doit être brisé : pour cela, il nous faut des règles et une gouvernance au niveau mondial. Le « tout libéral » a montré ses limites en matière de sécurité alimentaire. La croissance, durable. L’agriculture et la pêche sont des activités-clés pour une « éco-croissance », qui ne soit plus synonyme de la dégradation de notre environnement. Les territoires. En Europe et en France, nos paysages ont une identité singulière, celle des siècles de labeur des hommes et des femmes du monde agricole. Il y a une dynamique entre le travail de la terre et l’attractivité d’un espace. L’économie de demain passe aussi par le territoire. L’Europe-puissance. La politique agricole commune fait partie des politiques qui préservent le présent et préparent l’avenir, et qui feront la différence entre une puissance régionale et un acteur global.  Je vous souhaite une bonne lecture, merci de vos commentaires et de vos critiques!
 
Commentaires
Aucun commentaire n'a été fait sur cet article.
Soyez le premier a réagir !
Autres actualités
Nouvelle République 2008 - Tous droits réservés